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Présentation de la mappemonde océanique 21maps

Présentation de la mappemonde océanique 21maps

Elle est bleue, épurée et est relaxante à regarder et contempler. Avec elle, vous allez pouvoir naviguer sur les sept mers et explorer les océans les plus reculés. Voici une présentation de la mappemonde océanique.

Après le succès de la mappemonde des aéroports, j’ai voulu me lancer dans un autre projet de carte thématique. L’idée d’une mappemonde basée sur le monde ferroviaire a été très sérieusement envisagé, mais pour le moment, je la laisse de côté vu la complexité de faire une carte lisible. En effet, que ce soit en Europe, en Amérique du Nord ou en Asie, le réseau ferré est extrêmement dense (exemple) et c’est compliqué d’en retirer quelque-chose graphiquement. De plus, les données sur les gares sont très parcellaires. Impossible donc d’en faire un pendant « ferré » de mes aéroports.

Le droit de la mer

L’idée de faire une mappemonde basée sur le monde marin est assez ancienne et date d’avant 21maps. Elle remonte à des recherches effectuées il y a plusieurs années sur les eaux territoriales. Chaque pays littoral dispose en effet d’une bande de mer plus ou moins large sur laquelle il peut exercer sa souveraineté en matière d’exploration et d’usage des ressources.

Chaque île de la planète permet à son état « propriétaire » de disposer d’une surface océanique considérable tout autour. Cela donne lieu à beaucoup d’enjeux et forcément à beaucoup de tensions et de rivalités entre états. Certaines guerres ont eût lieu pour le contrôle d’une île et/ou d’un espace maritime environnant. Cette géopolitique de l’eau donne lieu à des situations assez insolites que j’avais notamment évoqué lors de mon article sur les frontières maritimes de la France. Saviez-vous par exemple que la France dispose grâce au droit de la mer, à des frontières avec le Vénézuéla, la Nouvelle-Zélande ou encore l’Australie ?

J’ai toujours voulu faire figurer les Z.E.E. (zones économiques exclusives, propres à chaque état) sur mes mappemondes classiques, mais afin de ne pas les surcharger, je m’en suis toujours abstenu.

Le monde de Némo

Alors pourquoi ne pas créer une carte spécifique ? Ce serait également l’occasion de mettre l’accent sur le monde marin, si méconnu et négligé sur la majorité des mappemondes.
L’océan mondial est pourtant plus vaste (il couvre 71% de la planète), plus accidenté (son point le plus bas est à -10 929m) et tout aussi intéressant à cartographier.

La première étape est de trouver un fichier libre de droit pour le fond bathymétrique de la carte (le relief sous-marin), car  je n’ai pas encore les moyens de financer mon propre programme spatial et/ou océanographique pour faire ces relevés moi même.

Un extrait du fond utilisé, trouvé chez Natural Earth data (merci à eux).
C’est très sombre et cela ne se voit peut-être pas au premier coup d’œil, mais il s’agit du relief général autour de la France métropolitaine (on aperçoit en plus clair les plateaux continentaux).

Une fois le fond trouvé, l’étape suivante et non des moindres est de tracer les limites de toutes les ZEE de chaque état. Et la tache n’est pas simple pour plusieurs raisons : les données précises sont très rares et elles ne sont pas toutes ratifiées !

En France par exemple, il y a des conflits sérieux avec Madagascar ou l’Union des Comores au sujet des eaux autour des îles de l’Océan Indien et du Canal du Mozambique. Du coup, les frontières ne sont pas reconnues et donc en théorie n’existent pas de façon précise. En Europe, la Grèce et la Turquie ne sont jamais mis d’accord sur les limites respectives de leurs eaux territoriales car les revendications de chaque état sera un casus belli et pourrait déboucher sur un conflit militaire sérieux. Dernier cas de figure, certains états amis, n’ont parfois simplement pas encore eu l’occasion de planifier une rencontre au sommet pour ratifier de jure le tracé exact de leur frontière respective même s’ils sont d’accord de facto.

Et comme j’ai horreur du flou et qu’en tant que cartographe, je suis souverain de mes choix, j’opte sagement pour une solution de compromis. Je choisis donc de représenter les limites reconnues internationalement par le plus grand nombre d’état et l’équidistance entre les côtes dans les cas où aucune limite ne fut ratifiée. L’équidistance est généralement le point de départ entre deux états lorsqu’ils doivent traiter de leurs frontières maritimes. L’utiliser là où il manque des données est un choix assez neutre.

Au final, cela donne cette jolie petite carte :

à noter que j’ai représenté graphiquement les eaux territoriales dans la Mer Caspienne alors qu’au niveau international, elle est bel et bien considérée comme un lac. Le droit de la mer ne s’y applique donc pas.

Le secret de l’eau bleue

Deuxième étape, le fond de carte à proprement parler qui doit s’harmoniser avec le relief et les couleurs des Z.E.E. Le choix des bonnes couleurs est souvent une étape longue dans la création de mes cartes. Je peux vraiment y passer plusieurs heures, voire dans certains cas (comme pour la carte Retrowave ou la future carte Cyberpunk), une semaine. Ici, le postulat assez simple, c’était de partir sur du bleu. La couleur rappelant le plus l’eau.

J’ai donc représenté les océans dans un dégradé de turquoise en fonction de la bathymétrie. Et les surfaces terrestres dans un dégradé de gris très clair (plus foncé lorsque le pays n’a pas accès à la mer). Pour cette carte, j’ai passé un jour et demi à trouver le bon compromis couleurs et polices de caractère.

Cela rend particulièrement bien. Le choix des polices de caractère s’est porté des gris, bleus et verts pour harmoniser l’ensemble sans le surcharger.

Ensuite, pour illustrer l’usage de la mer, j’ai voulu représenter les ports de la même façon que j’avais procédé avec les aéroports : en fonction de leur importance. À la différence que l’importance d’un port n’est pas définie de la même façon que l’importance d’un aéroport. Pour un port, ce n’est pas le volume de passagers qui est important, mais bien plus le fret. Pour le fret, plusieurs indicateurs différents existent (volume brut ou nombre de conteneurs). Et puisque je souhaite également représenter les passager, j’ai du créer un indicateur en fonction d’un coefficient pondéré reprenant : le tonnage annuel du port, son trafic en Équivalent vingt pieds (EVP) pour les conteneurs, et le trafic annuel en nombre de passagers.

Au delà des ports, j’ai également souhaité mettre en avant différents éléments liés au monde marin et à la navigation. Apparaissent ainsi les phares les plus célèbres ainsi que le tracé des principales courses à la voile.

 

La mappemonde océanique

 

Si cette magnifique carte vous intéresse, elle est disponible sur la boutique 21maps

Nathan

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