Toutes

Ooparts géographiques 3, un autre monde.

Dernier article de la série des « Ooparts géographiques ». Après avoir vu 30 lieux qu’on n’imaginait pas à cet endroit de la planète, je vous propose une petite série de 16 endroits qu’on croirait tout droit issus d’une autre planète, d’un ouvrage de science-fiction ou d’un studio hollywoodien. Mais ces endroits sont bel et bien sur Terre !

 

31. Tataouine

Au sud-ouest de la Tunisie, Tataouine rappelle étrangement un décor tout droit sorti de la Guerre des étoiles. Eh bien, la coïncidence n’est pas fortuite puisque c’est bien là qu’ont été tournées de nombreuses scènes de la première trilogie. Certains éléments (visibles sur cette photo) sont restés sur place. Le nom de la ville de Tataouine a même inspiré George Lucas pour baptiser la planète Tatooine, celle où grandit Luke Skywalker.


 

32. Les portes de l’enfer

Un puits qui brûle de manière ininterrompue depuis des années et des années. Nous ne sommes pas sur une planète hostile mais au Turkménistan. Les portes de l’enfer brûlent ainsi depuis 1971. Tout est parti de la volonté des soviétique d’exploiter le gaz présent dans la région. Une des mines s’est malencontreusement écroulée sur elle-même libérant une énorme quantité de gaz dans l’atmosphère. Pour éviter tout risque, les soviétiques ont décidé de brûler les émanations de méthane libérées. Près de 50 ans après, le feu qui ne devait brûler que quelques jours, voire quelques semaines, est encore vivace !


33. Lac Natron

Situé dans la Vallée du Grand Rift, le Lac Natron présente l’incroyable particularité de pouvoir virer au rouge quelques fois dans l’année. Cette couleur inhabituelle est due à la présence de micro-organismes aquatiques endémiques. Ce lac est extrêmement inhospitalier, les eaux sont très salées, alcalines et peuvent atteindre 60°C.


34. Grotte des Cristaux

Située au Mexique, la mine de Naïca est sans doute la grotte la plus spectaculaire de la planète. Dans une de ses salles, baptisée la Grotte des Cristaux, se trouve un enchevêtrement chaotique de cristaux de sélénites, les plus grands jamais découverts. Certains d’entre-eux peuvent atteindre plus de quinze mètres. L’atmosphère dans la grotte est très hostile, la température y dépasse les 55°C et l’humidité de l’air les 95 %. Ces difficultés rendent toute exploration périlleuse et toute exploitation touristique du lieu impossible. Ainsi, il n’est réservé qu’aux scientifiques.


35. Antelope Canyon

Antelope Canyon est un canyon très étroit situé dans le nord de l’Arizona. Il fait quelques dizaines de mètres de large sur une longueur d’environ 600 m. Sa forme particulière, ses couleurs vives et la lumière très spéciale du lieu en font un endroit atypique et unique sur Terre. Sa beauté n’a d’égale que sa dangerosité. Si le lieux est très touristique, il est aussi soumis à des crues extrêmement soudaines et rapides qui peuvent coincer ses visiteurs.


36. Pamukkale

Pamukkale en Turquie est l’exemple le plus frappant de tufière en terrasse. Ce paysage est dû à la présence de travertin, une roche calcaire qui, par chimie et par érosion, a formé ces cuvettes spectaculaires. Ce site se trouve à proximité immédiate de la ville antique de Hiérapolis. Les deux sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.


37. Salar d’Uyuni

Le Salar d’Uyuni est une vaste étendue plane dans l’Altiplano andin en Bolivie. Avec une superficie d’environ 10 600 km², il s’agit du plus grand désert de sel au monde. Blanc et translucide, il est parfois recouvert d’une couche superficielle d’eau qui donne un cadre surréaliste au lieu avec des reflets dignes d’un miroir immaculé.


38. Socotra

L’île de Socotra au large de l’Afrique et appartenant au Yémen est une île unique. Unique car elle dispose d’espèces animales et végétales totalement endémiques qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. La forme notable et biscornue de plusieurs espèces d’arbres (comme le dragonnier ici) confère à cette île une impression d’ailleurs, comme si elle était située sur une autre planète.


 

39. Formica Leo

Formica Leo est un petit cône volcanique présent dans le paysage torturé du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion. Sa forme atypique et son nom rappellent le piège du fourmilion et on s’attendrait presque à voir un monstre en surgir, tel le Sarlacc dans l’univers Star Wars.


 

40. les Monstres de neige

Crédit photo : Sho Shitaba / Solent News

Les monstres de neige vivent au Japon. Il n’apparaissent qu’en hiver, lorsque la température sur les pentes du mont Zao descendent sous les -10 °C. Les températures glaciales, le vent provenant de Sibérie et la proximité d’un lac acide produisent ce phénomène assez unique d’agglomérats de neige glacée semblant déambuler dans les paysages blancs du Japon central. Ces monstres alimentent les mythologies locales et donnent chaque hiver ce paysage unique qu’on a peu l’habitude de voir sur Terre.


 

41. Lanzarote

Lanzarote est une île de l’archipel des Canaries, archipel espagnol au large de l’Afrique. C’est de loin la plus volcanique de toutes les îles de l’archipel. La noirceur et l’aspect désolé de certains paysages sont aujourd’hui l’image d’Épinal de cette île.


 

42. La Chaussée des géants

Lieu le plus célèbre d’Irlande-du-Nord, la Chaussée des géants est une curiosité géologique issue de l’activité volcanique présente il y a 6 millions d’années. L’action de l’érosion marine sur d’anciennes coulées de lave a fini par former ces 40 000 orgues de basalte hexagonaux. Le lieu est par son nom associés à la mythologie celte et aux Fomoires, ces demi-dieux de grande taille présents dans l’histoire celtique irlandaise.


 

43. La cathédrale de Marbre

Avec ses couleurs étranges et éthérée, ses formes envoûtantes et son atmosphère surréaliste, la Cathédrale de Marbre mérite sa place dans cette liste. Située sur les rives du lac General Carrera, au centre de la Patagonie côté chilien ; elle doit son existence à l’action érosive de l’eau qui a formé d’impressionnantes galeries et des grottes dans les rives calcaires (principalement du marbre) de ce lac.

 


 

44. Spotted Lake

Osoyoos est une petite ville de Colombie-Britanique au Canada. C’est la seule localité qui mentionnée à la fois dans l’article précédent (30 lieux qu’on imaginait pas à cet endroit de la planète) et celui-ci. La curiosité géographique qui attire cette fois notre attention est le Spotted Lake. Un lac étrange où la concentration des minéraux et l’évaporation de l’eau durant les mois d’été lui donnent un aspect unique. Comme le lac Natron vu précédemment, ce lac est alcalin. Et la concentration de minéraux (notamment du sulfate de magnésium) détermine la couleur des petites flaques restantes (en réalité elles font des dizaines de mètres). La partie blanche visible sur la photo peut être composée de calcium, d’argent voire même de titane. Elle peut également à certaines occasions durcir et devenir solide, offrant la possibilité de franchir le lac à pied.


 

45. Vinicunca

Surnommée la « Montaña de Siete Colores », la « Montagne aux sept couleurs », Vinicunca est une montagne située dans la Cordillère des Andes, dans le sud du Pérou. Elle présente l’aspect surprenant d’une montagne arc-en-ciel multicolore. En fait, comme chaque montagne, elle est composée de plusieurs couches géologique de composition différente. Mais Vinicunca présente la double particularité d’avoir des couches minérales assez rares et surtout d’en avoir plusieurs concomitantes. Chaque couleur a ainsi une composition minérale distincte :
– la couche rose est un conglomérat d’argile, de sable et de boue ;
– la couche blanche est composée de marnes et de quartz ;
– la couche rouge est composée d’argile ferreuse ;
– la couche verte est composée de phyllite et de mafiques ;
– la couche brune est un conglomérat de roches avec du magnésium ;
– la couche jaune est composée de sédiments calcaires riches en souffre.
Difficile d’accès, le site n’est mis en avant par le tourisme local que depuis le milieu des années 2010.


 

46. Fly Geyser

Formation géologique unique et presque inqualifiable, le Fly Geyser est un monstre qui habite le désert de Black Rock, au Névada. Comme nombre des exemples listés ici, c’est une formation qui existe du fait du volcanisme. Mais contrairement à une grande majorité des cas, celui-ci n’est pas totalement naturel. Le Fly Geyser est issu d’un forage géothermique en 1964 qui a mal été rebouché. Depuis alimenté par les minéraux du sous-sol et peint par les algues thermophiles qui y habitent, la créature continue de grandir tout en crachant ses vapeurs (eau à 93°C).

 


Voici pour finir une carte qui recense la totalité des Ooparts Géographiques de l’article précédent ainsi que ceux de cette série :

Cliquez pour agrandir

La toute première mappemonde en alsacien.

Cette carte est le fruit d’une drôle d’idée : « Et si je réalisais la toute première carte du monde entièrement en alsacien ? ».

Près de dix mois plus tard, elle est prête et il me tarde de vous la présenter.

Pouvoir se représenter le monde.

Cette idée m’est venue après avoir un peu étudié le catalan et surtout l’exonymie catalane. Poussé par un contexte politique particulier, la Catalogne a depuis longtemps réalisé un lexique toponymique. Celui-ci lui permet de désigner l’ensemble des pays, des capitales et des principaux éléments géographiques dans sa langue sans plus avoir besoin de faire d’emprunts à d’autres langues, notamment le castillan. Sans vouloir juger la motivation politique, le constat de base est réel : une langue doit pouvoir évoquer l’ensemble du monde qui l’entoure.

Ce constat a été renforcé par mes discussions avec Pascale Erhart, directrice du département de dialectologie alsacienne et mosellane de l’Université de Strasbourg. Parlant couramment l’alsacien, elle m’indiquait pourtant se poser la question quand à savoir comment désigner en alsacien la Croatie, pays récent dont le nom en dialecte alsacien n’était pas figé. Un alsacien pouvait alors évoquer dans sa langue d’Croatie (en français) ou d’Kroatien (en allemand). Pourquoi alors ne pas donner à l’Alsacien la même opportunité que le Catalan, de pouvoir désigner l’ensemble du monde : pays, villes, montagnes, fleuves, océans etc. ? Les alsaciens ne méritent-ils pas de pouvoir désigner dans leur langue le nom du pays vaincu lors la dernière finale de la Coupe du Monde 2018 (et vainqueur de la dernière Coupe Davis de l’histoire) ?

D’abord l’Alsace

Renseignement pris auprès de l’OLCA (Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace), une mappemonde en alsacien n’avait jamais été réalisée auparavant (ni même l’esquisse d’un index toponymique). Cette information a décuplé ma motivation : « Je la ferai ! »

Mais pourquoi l’Alsacien ? D’autant que je ne suis pas dialectophone ! Pourquoi ne pas faire l’Occitan, le Corse, le Picard ou le Patois morvandiau ? Et bien je n’exclue pas de les faire un jour. J’aime beaucoup les langues régionales mais j’ai une affection particulière pour l’alsacien. J’ai des origines alsaciennes, une partie de ma famille est alsacienne et j’ai des amis de ma génération qui la maîtrisent. Cette langue est très vivante, cette carte pourrait donc les intéresser.

Exemple de l’usage de l’alsacien à l’entrée de la ville de Mulhouse (Mìlhüsa en alsacien).

 

Une traduction complexe

Même si je comprends de plus en plus la construction et la logique phonétique de cette langue, je ne pouvais pas assurer la traduction des 2000 termes que contiennent mes cartes du monde. Sous recommandation de Pascale Erhart et de l’OLCA, j’ai fait appel à Adrien Fernique, traducteur émérite. Sous ma supervision, le travail à proprement parlé de traduction et de transcription a été fait avec une volonté d’aller assez loin dans la traduction.

En réalité il s’agit le plus souvent de transcription plutôt que de traduction pure et dure. C’est à dire une adaptation phonétique des termes plutôt qu’une traduction. Pour prendre un exemple en français, le Monténégro est un pays dont le nom serait « Montagne Noire » s’il était traduit en Français. Or, le nom d’origine vénitienne Monte negro a été transcrit en français en tant que « Monténégro » (nom accolé et ajout d’accents aigus). Cet exemple est alors repris en alsacien où le nom deviendra simplement « Montenegro ».

Le plus gros du travail de traduction est ainsi une adaptation phonétique à l’alsacien. Et une grande liberté est accordée à cet exercice afin de ne pas s’imposer les même restrictions qu’en français. Dans la toponymie française, certains termes ne sont pas nécessairement traduits et le nom local de bien des villes s’est « imposé » à nous malgré les difficultés de transposition dans notre langue, notamment au niveau de l’écriture. La troisième plus grand ville de Pologne se nomme Łódź. Sur quatre lettres, trois sont inconnues en français. Ainsi, le français (ne parlant pas le polonais) qui lira une carte et le nom de cette ville fera fi des accents et lira approximativement L’eau-dze. Loin, bien loin de la prononciation locale Wou-tche. Pourtant, le nom Łódź reste d’usage en français.

 

Sankt-Frantz

 

Même avec une écriture similaire, la prononciation d’un terme peu varier.

San Francisco est un bon exemple. C’est un toponyme espagnol ayant une prononciation locale anglaise mais que nous prononçons en France dans une sorte de franglais bancal. Nous prononçons le nom de la ville ainsi (à lire phonétiquement) : San-Fran-Sis-co au lieu de Sé-ine ou Sane-Freune-Tsis-co (approximativement en anglais) et Sam(n)e-Flane-Sis-co en espagnol. Plutôt que de laisser le nom tel quel, ou de le traduire abusivement en alsacien (Sankt-Frantz), nous avons opté pour une adaptation : Sàn Frànzisko. Sàn Frànzisko est ainsi facile à prononcer pour un dialectophone et correspond phonétiquement à la prononciation locale.

Ce genre de procédé est appliqué à la majorité des cas. La traduction est utilisée pour une minorité des cas, généralement quand le toponyme de base à un sens fort. Ainsi, l’archipel des îles de la Société deviendra Gsellschàftsìnsle et le Tropique du Capricorne, Wandkrëis vùm Stëënbock ; qui sont des traductions directes.

Enfin, dernier exercice inévitable dans ce travail de traduction, la romanisation.

 

La romanisation alsacienne

La romanisation est le procédé de transcription d’un alphabet vers l’alphabet latin utilisé en alsacien.

Si en France, l’alphabet latin est utilisé, il n’en va pas de même partout. Rien qu’en Europe, cinq alphabets différents sont officiellement utilisés : l’alphabet latin, l’alphabet arménien, l’alphabet grec, l’alphabet cyrillique et l’alphabet géorgien. Ailleurs, il existe aussi l’alphabet arabe, l’alphabet chinois, les écritures brahmiques, l’éthiopien etc.

En général, la romanisation est une transcription phonétique. C’est le cas par exemple pour l’alphabet cyrillique, où chaque langue effectue sa propre transcription pour coller au mieux à la prononciation dans la langue. C’est pour cette raison que la ville de Новокузнецк est appelée Novokouznetsk en français, Novokuznetsk en anglais ou encore Nowokusnezk en allemand.  Toutes ressemblant à la prononciation russe.

En revanche, certains pays imposent une romanisation. C’est le cas de la Chine qui impose la romanisation dite « pinyin » au détriment des subtilités de chaque langue. Ainsi 郑州 sera romanisé par la Chine en Zhengzhou remplaçant de fait les anciennes transcriptions dont celle en français de Tcheng-Tchéou qui correspond pourtant mieux à la prononciation locale. L’exemple le plus courant des difficultés de transcription étant néanmoins 北京, romanisé par la Chine en Beijing, le français lui conserve l’usage du terme « Pékin » bien que ni l’une ni l’autre ne corresponde à la prononciation locale « Péï Tch-ine-g ».

La transcription en alsacien prend le parti de correspondre au mieux aux prononciations locales. Cependant, certains sons (notamment en Asie) n’existant pas en alsacien, une adaptation est nécessaire. Ainsi, pour reprendre les exemples précédents, nous avons en alsacien Nowokùsnezk, Tschengtschoù et Béidsching.

 

Un résultat qui plaît

Après de longs mois de traduction, les termes alsaciens sont placés sur la carte du monde et celle-ci est relue et relue encore afin d’aboutir à une version finale fin novembre 2018. La carte plaît énormément en Alsace, étant citée par L’Alsace, 20minutes, les Dernières Nouvelles d’Alsace, Pokaa ou encore France 3.

Enfin, le travail réalisé est honoré en 2019 par l’OLCA (Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle) qui remet à 21maps le Friehjohrsschwälmele, le Trophées des Schwalmele qui récompense l’investissement pour la langue alsacienne.

Vous pouvez commander la carte sur la boutique de 21maps au prix de 50,21€.

Mappemonde en alsacien

Vous ne devinerez jamais où ont été prises ces photos

Derrière ce titre « putaclick » volontaire, une vraie question qui fait suite à l’article introductif sur les « Ooparts géographiques », ces endroits qu’on ne s’attends pas à ce qu’ils soient là où ils sont.

Je vous invite à un tour du monde des plus improbable, qui va chambouler vos préjugés géographiques sur bien des pays. Un tour du monde en 30 étapes qui va vous rappeler la diversité de paysages qu’offre la planète.

Une carte vous permettra à la fin de mieux visualiser ou tous ces lieux se situent.

Ooparts géographiques : introduction

Derrière ce titre bizarre, le premier article d’une petite série assez déroutante sur ce que je vais appeler des Ooparts géographiques : des endroits qui ne devraient pas être là où ils sont.

Montjoie ! Saint-Denis ! Que je trépasse si je faiblis.

Dans cet article nous allons parler de la ville de Montjoie en Allemagne. Et désolé pour les puristes des Visiteurs ou de l’histoire médiévale, cette ville n’a pas grand chose à voir avec l’exclamation « Montjoie ! Saint-Denis ! » chère aux chevaliers. Cette ville est surtout intéressante car elle est à proximité immédiate d’un corridor unique au monde qui transperce l’Allemagne. Ce corridor, c’est la ligne de chemin de fer des Fagnes.

Mappemonde Retrowave

Présentation de la nouvelle mappemonde Retrowave et, dans un article connexe, de sa petite sœur la mappemonde Muse  — Simulation Theory.

Le Retrowave, qu’on appelle également Synthwave, ou encore Outrun, est avant tout un genre musical assez récent qui fait revivre et remet au goût du jour des sonorités des années 1980. Ce sont l’ambiance et tout l’univers graphique, presque culturel, développés à partir de ce style musical qui vont nous intéresser aujourd’hui.