Géographie

Enclaves et exclaves

Suite de notre série sur les frontières internationales avec aujourd’hui un article sur les enclaves et exclaves. Si les premières sont relativement connues, les secondes le sont beaucoup moins ; à tort. Après la lecture de cet article ni l’une ni l’autre n’auront de secrets pour vous.

Sur la carte suivante, les traits noirs indiquent les frontières entre les pays. Plusieurs tronçons rendent la carte difficile à lire, ce sont ces fameuses enclaves.

Cliquez sur la carte pour mieux comprendre à quel pays appartient quoi.

Le mot enclave vient du latin « inclavare » signifiant « enfermer à clef ». Il désigne un territoire entièrement entouré par un autre état. Le mot exclave est étymologiquement une dérivation régressive du mot « enclave ». Il désigne un territoire séparé de son territoire principal par un ou plusieurs états. Dans les faits, la plupart des exclaves sont également des enclaves.

Je vais essayer de vous présenter tous les cas de figure existant. Je vais vous proposer une carte interactive à la fin de l’article qui recense l’ensemble des cas.

Enclave simple

Une enclave simple est un morceau d’un pays détaché du reste et entouré par un autre. Comme vu précédemment, l’Espagne dispose d’un commune enclavée en France, issue du traité des Pyrénées.

Autres exemples : Campione-d’Italia (enclave italienne en Suisse) ou Sankovo-Medvezhye (enclave russe en Biélorussie).

Exclave

Une exclave est un morceau d’un pays détaché du reste mais situé entre plusieurs états. Le seul exemple international reconnu étant le Nakhitchevan, exclave azérie située entre l’Arménie, l’Iran et la Turquie.

Autre exemple : la Bande de Gaza peut être considérée comme une exclave de la Palestine, bordée par Israël et l’Égypte.

Quasi-enclave

Une quasi-enclave est un morceau d’un pays rattaché à ce dernier par un unique point. Géométriquement, ce point assure une continuité territoriale qui n’existe pas par ailleurs. Le seul exemple est Jungholz en Autriche.

Enclaves et exclaves maritimes

Toujours insulaire, ce type d’enclave ou d’exclave s’explique par la juridiction des domaines maritimes. Les pays ayant droit à la souveraineté sur certaines portions de mers, de lacs ou de rivières. Au niveau de l’océan cette souveraineté peut s’étendre jusqu’à 200 miles nautiques à partir de ses côtes. C’est la ZEE, la Zone économique exclusive. Dans certains cas, suite à l’application ou non de ces droits internationaux, certaines îles peuvent se retrouver complètement dans des eaux territoriales étrangères. Puisqu’il faut absolument traverser un ou des pays étrangers pour y accéder, ces îles sont considérées comme des exclaves ou enclaves au même titre que leurs équivalents terrestres.

Le district de Likoma en est un bon exemple. Composé de deux îles malawites (Likoma et Chizumulu), son territoire (terres émergées et eaux territoriales) sont entièrement enclavées dans les eaux du Mozambique au niveau du Lac Malawi.

Autres exemples : l’île Martín García (île argentine enclavée dans les eaux territoriales uruguayennes) ou Saint-Pierre-et-Miquelon (archipel français enclavé dans la ZEE canadienne).

Demi-enclave

Une demi-enclave est un morceau de territoire détaché du reste et séparé par un seul autre. Néanmoins, à la différence d’une enclave simple, cette enclave à un accès à la mer.

Oécusse est ainsi séparée du reste du Timor-Oriental.

Autres exemples : Temburong (demi-enclave brunéienne en Malaisie), Mellila (demi-enclave espagnole au Maroc) ou encore l’Alaska.

Demi-exclave

Suivant le même principe une demi-exclave est un morceau de territoire détaché du reste et séparé par d’autres états. Kaliningrad est un bon exemple de demi-exclave. Ce morceau de Russie borde la Pologne, la Lituanie et la Mer Baltique.

Autres exemples : Cabinda (demi-exclave angolaise bordant les deux Congo et l’Océan Atlantique). Cabinda correspond à l’ancien Congo portugais rattaché contre son gré à l’Angola lors de l’indépendance de cette dernière.

Contre-enclave

Une contre-enclave est une enclave située dans une autre. Ce cas est très rare au niveau international puisqu’il n’en existe que deux : les contres-enclaves néerlandaises dans les enclaves belges de Baerle-Duc et la contre-enclave de Nahwa (Émirats-Arabes-Unis), située dans l’enclave omanite de Madha.

Je vais revenir sur le cas atypique de Baerle-Duc (Belgique) et Baarle-Nassau (Pays-Bas) dans un prochain article.

Contre-exclave

Il n’existe aucun cas de contre-exclave au niveau internationnal. Techniquement, il s’agirait d’une exclave elle même située dans une enclave ou exclave.

Enclave de troisième ordre

Il existait jusqu’en 2015 une enclave de troisième ordre, c’est à dire une enclave située dans une contre-enclave (en gros : une enclave dans une enclave dans une enclave). Mais suite à l’Accord de Frontière Terrestre entre l’Inde et le Bangladesh, cette bizarrerie cartographique a disparu. Tant mieux pour les populations locales qui y trouvent une cohérence territoriale et administrative, tant pis pour les férus de géographie qui ont perdu là l’une des particularité les plus étranges du monde. Voici ce à quoi cette enclave du troisième ordre indienne ressemblait (carte réalisée à partir d’une vielle capture d’écran de Google Maps).

Voici une carte qui localise l’ensemble des exclaves et des enclaves mentionnées ci-dessus. Certaines frontières n’étant pas mises à jour (Slovénie, Croatie) ou n’apparaissant pas convenablement (frontières maritimes), toutes n’apparaissent pas clairement comme des exclaves ou enclaves.

Dans les prochains articles, je reviendrai sur les cas des enclaves allemandes en Belgique et sur l’exemple inouï de Baerle-Duc/Baarle-Nassau.

Les frontières de la France

Pour commencer cette série sur les frontières, quoi de mieux que de partir de l’exemple qui vous est le plus familier : celui de la France.

Aperçu de quelques frontières de la France.

Frontières terrestres

 

La France dispose de 4176 km de frontières terrestres avec 12 pays : 2913 km en France métropolitaine et 1263 km en Outre-Mer. Sa plus longue frontière la sépare du Brésil en Guyane Française et s’étend sur 730 km. Sa plus courte frontière est avec … le Royaume-Uni.

Quelques particularismes intéressants sont à noter.

Grande-Bretagne

Depuis le traité de Cantorbéry, signé en 1986, il existe bel et bien une frontière terrestre de quelques mètres dans le tunnel sous la manche entre les deux anciens ennemis historiques. Celle-ci constitue pour le Royaume-Uni de Grande-Bretagne la seule frontière terrestre depuis son île principale.

Belgique

La frontière de la France avec la Belgique est un point important du film « Rien à Déclarer » (2010), dans lequel le personnage interprété par Benoît Poelvoorde déplace les bornes frontières afin d’agrandir la Belgique. Longue de 620 km cette frontière ne suit quasiment aucune frontière naturelle (cours d’eau, ligne de crêtes, forêts). La pointe de Givet est une avancée française notable en Belgique. Elle est la résultante d’une volonté des souverains français de grappiller quelques kilomètres supplémentaires de contrôle sur la Meuse lors du traité de Nimègue en 1678.

Pays-Bas

Depuis l’indépendance de la Belgique en 1831, la France et les Pays-Bas ne possèdent plus de frontière terrestre… en Europe. Sur l’Île de Saint-Martin (Caraïbes), les deux pays partagent une frontière de 10 km. Cette frontière est très ancienne et date de la convention de Concordia (1648).

Luxembourg

La Frontière entre la France et le Luxembourg a été modifiée en 2007 afin de permettre le développement d’un pôle industriel à Belval.

Allemagne

La frontière allemande est majoritairement naturelle avec le Rhin et la Lauter qui représentent les ¾ du tracé. Celle-ci a été modifiée en 1953 quand la ville de Kehl (banlieue de Strasbourg) a été rendue à l’Allemagne. À noter que, si le Rhin sépare les deux pays, la commune de Rhinau dispose de terrains de l’autre côté du Rhin, côté allemand : l’enclave de Taubergiessen. Ces terrains sont de jure (dans les textes de loi) allemands, le droit de ce pays s’applique pour l’environnement, l’agriculture, la chasse, etc. Mais c’est la commune française qui a la charge et la jouissance de ces 997 hectares de champs et de forêts. Par exemple, les texte signés entre les deux pays concernant ce territoire vont jusqu’à stipuler que « la cueillette du muguet et des champignons est autorisée aux habitants de Rhinau mais interdite aux Allemands« . Un bac, bien connu par les visiteurs français d’Europa-Park relie les deux parties (« française » et « allemande ») de la commune.

« L’enclave » de Taubergiessen.

Suisse

La frontière suisse a été légèrement chamboulée par la technologie. L’aéroport de Bâle-Mulhouse, celui de Genève ainsi que le le C.E.R.N ont amené quelques changements mineurs à la frontière durant ces 60 dernières années.

Italie

La frontière italienne est la seule frontière de France métropolitaine à être sujet de discorde entre les deux pays qu’elle sépare. En effet, la frontière au niveau du Mont-Blanc n’est pas la même selon l’interprétation française ou italienne. La position française rend le Mont-Blanc intégralement français (avec la frontière passant au sud, au niveau du Mont-Blanc-de-Courmayeur). La position italienne trace la frontière au niveau du sommet du Mont-Blanc même.
Pour le reste, la frontière est globalement naturelle, suivant une ligne de crêtes avec quelques exceptions. Elle a évolué après la seconde guerre mondiale quand les communes de Tende et de La Brigue (Tenda et Brigga Marittima) ont accepté par referendum de devenir françaises en 1947.

Monaco

La frontière de la France avec Monaco, la seule de l’état princier, ne mesure que 5,5 km. La frontière était près de 7 fois plus longue jusqu’en 1861 quand la France a racheté à Monaco les localités de Roquebrune et de Menton.

 

Les terres monégasques vendues à la France en 1869.

Espagne

La frontière avec l’Espagne est la seule qui se compose du plusieurs segments. Le premier va de la Méditerranée au tripoint oriental avec Andorre. Le second va du tripoint occidental avec Andorre jusqu’à l’océan Atlantique. Le troisième comprend l’intégralité de l’enclave de Llivia, la seule enclave étrangère en France. Résultant du traité des Pyrénées puis du traité de Llivia (1660), elle est l’unique localité restée espagnole après que la France ait récupéré la Cerdagne environnante.

Le traité des Pyrénées a donné lieu à d’autres particularité intéressantes : l’île des Faisans entre Hendaye (FR) et Irun (ES) est un des rares exemple de condominium encore en place et sans doute le seul cas mondial de souveraineté alternée. Cette île appartient 6 mois de l’année à la France (d’Août à Février), les 6 autres à l’Espagne. Localisation de l’île sur Google maps : https://goo.gl/maps/yhH69tH4A6s

Enfin, le Pays Quint en Navarre est un vestige toujours en vigueur des différents passe-droits ancestraux. Il est divisé en deux par une frontière. La France (moyennant une rente annuelle) dispose de droits très importants sur la partie espagnole donnant lieux à un statut hybride pour la trentaine d’habitants. Ils ont la nationalité française, vivent en Espagne, leurs enfants vont à l’école en France, ils paient leurs impôts fonciers en Espagne, mais la taxe d’habitation en France. La poste française leur distribue le courrier mais c’est la guardia civil espagnole assure leur sécurité.

Localisation du Pays Quint.

Andorre

Seule a être basée sur l’usage et non sur des tracés bornés résultant de traités et d’accords, la frontière avec Andorre est également celle qui a subit la modification territoriale française la plus récente à ce jour. En effet, en 2016, quelques hectares ont été cédés à la principauté.

Brésil

Nous l’avons vu précédemment, la frontière avec le Brésil est la plus longue frontière de la France. Elle s’étend en grande partie le long du fleuve Oyapock. Malgré sa longueur, elle n’est franchie que par une seule route depuis l’inauguration fin mars 2017 du Pont sur l’Oyapock.

Le « Pont sur l’Oyapock »
credit : Loljules

Suriname

Enfin, la frontière avec le Suriname est longue de plus de 500 km et reste contestée des deux côtés dans le sud amazonien. Elle n’est à ce jour franchissable que par de petits bacs.

 

Statistiques communales

Si elle en comprend une en son sein avec Llivia, la France ne dispose pas d’enclave dans d’autre pays. Neuwiller, petit village alsacien dans le département du Haut-Rhin et situé à moins de 10km de Bâle, est entourée à 83 % par la Suisse. C’est la commune française la moins bien rattachée au reste du pays.

Neuwiller, entourée par la Suisse.

 

Maripasoula, en Guyane, est la commune française qui dispose de la plus grande frontière nationale puisqu’elle est limitrophe sur près de 400 km avec le Suriname et le Brésil.

 

Frontières maritimes

La France dispose également de frontières maritimes. En effet, chaque état côtier dispose de la jouissance d’une partie de littoral sur une distance de 200 miles marins, soit environ 370 kilomètres. Cette zone est appelée ZEE (Zone économique exclusive) . La France dispose de la seconde plus importante ZEE au monde en superficie après les États-Unis. Cette ZEE française peut dans certains cas atteindre la ZEE d’un état avec lequel la France n’a pas de frontière terrestre.

La ZEE de la France.
Credit : B1mbo

Elle doit ainsi gérer des relations diplomatiques et signer des traités avec d’autres états concernant ces frontières au même titre que des frontières terrestres.

C’est du fait de ces frontières maritimes que la France est le pays disposant du plus grand nombre de pays frontaliers : 32.

En plus des 12 pays directement frontaliers par voie terrestre, la France dispose de frontières maritimes avec :

  1. Antigue-et-Barbude ;
  2. l’Australie ;
  3. la Barbade ;
  4. le Canada ;
  5. les Comores ;
  6. la Dominique ;
  7. Fidji ;
  8. les Kiribati ;
  9. Madagascar ;
  10. Maurice ;
  11. Mozambique ;
  12. la Nouvelle-Zélande ;
  13. Sainte-Lucie ;
  14. les Salomon ;
  15. les Samoa ;
  16. les Seychelles ;
  17. les Tonga ;
  18. Tuvalu ;
  19. le Vanuatu ;
  20. le Vénézuéla.

Ainsi, la France traite avec des pays comme le Vénézuéla. ou la Nouvelle-Zélande à propos de leurs frontières respectives.

Les frontières

La plupart des articles suivants parleront du même thème. Un thème incontournable quand on est géographe, omniprésent même. Il participe à la définition de chaque zone géographique, apparaît sur les cartes, est perméable ou non à certains concepts, à certaines idées. Il a diverses définition, est parfois nié, parfois oublié. Certaines idéologies prônent sa non-existence, d’autres radicalement opposées louent son existence et en souhaitent un contrôle durcis : son nom est donné dans le titre de l’article, il s’agit des frontières.

Tête et front

Rappelez-vous de la précédente série sur les capitales (http://21maps.com/das-kapital). « Capitale » est issu du terme « caput » signifiant « tête ». La frontière vient du mot « front » et désignait le front … d’une armée. Au XIIIe siècle, ce terme désignait une place fortifiée servant de défense à un territoire. Ce n’est qu’au XVIe siècle que le terme acquiert son sens moderne : limite qui, naturellement, détermine l’étendue d’un territoire ou qui, par convention, sépare deux États -CNRTL).

Les frontières ne se ressemblent pas

Les frontières sont multiples. Elles sont de diverses sortes : naturelles (le fleuve Prout correspond à l’intégralité de la frontière entre Roumanie et Moldavie) ou artificielles (la quasi-totalité des frontières de L’Égypte).

Les frontières de l’Égypte.

Elles peuvent être courtes (à peine plus d’un kilomètre entre la Grande-Bretagne et l’Espagne à Gibraltar) ou extrêmement longues (plus de 5000 km entre l’Argentine et le Chili).

Elles peuvent être simples et rectilignes (deux simples lignes droites séparent la Lybie du Tchad) ou tortueuses (comme la frontière entre la Suisse et l’Allemagne autour de Schaffhouse).

Frontière CH/DE au niveau du canton de Schaffouse.

Elles peuvent être fines et perméables (frontières entres les états de l’UE) ou larges et imperméables (4 km de largeur entre les deux Corées). Elles peuvent être anciennes (700 ans pour Saint-Marin) ou relativement récentes (quand un pays devient indépendant).

 

Mais certaines sont surtout extrêmement atypiques, étonnantes, historiquement fortes et mériteront que des articles spécifiques y soient consacrés. Nous parlerons des enclaves, des bizarreries historiques qui demeurent aujourd’hui, des frontières qui n’ont ni queue ni tête, de celles qui existent de jure mais non de facto. Nous ferons le tour de quelques records (car aucune frontière mentionnée plus haut n’est détentrice du record dans sa catégorie). Bref, les sujets ne manquent pas et j’espère qu’ils vous tiendront en haleine.

 

Cette page sera mise à jour au fur et à mesure de la parution des articles.

 

 

Ces pays qui n’existent que dans le sport !

16 février 2018, Tucker Murphy termine 108e de l’épreuve reine de ski de fond des jeux de la 23e Olympiade d’hiver, les Jeux olympiques d’hiver de 2018 à Pyeongchang, grand’messe du sport d’hiver, qui battent leur plein en ce moment. Tucker Murphy est l’unique athlète représentant les Bermudes ; « nation » qui, comme les 81 autres, se battent pour essayer de rivaliser avec la Norvège, le pays le plus médaillé de l’histoire des Jeux olympiques d’Hiver et ayant remporté le plus de médailles d’or aux précédents jeux de Sochi (2014).

En réalité, il s’agit de « nations » reconnues par le Comité International Olympique (C.I.O.) mais qui ne correspondent pas au 193 pays indépendants reconnus par les Nation Unies. Dans le monde du sport, c’est une chose que l’on retrouve assez souvent. Lors des compétitions majeures, apparaît sur la liste des nations reconnues par les fédérations internationales des pays qui n’existent pas ou, tout du moins, qui ne sont pas indépendants ou unilatéralement reconnus et, théoriquement, devraient/pourraient participer pour une nation « mère ». C’est le cas des Bermudes, représentés par Tucker Murphy qui sont une dépendance du Royaume-Uni de Grande-Bretagne

Petit jeu : quelle est la bonne taille des pays ?

Lieselot Lapon, du Département de Géographie de l’Université de Gand (en Belgique) a réalisé un petit jeu afin de déterminer à quel point notre carte mentale est correcte.

Nous avons tous dans notre tête une carte mentale, avec par exemple une idée plus ou moins précise de la forme des pays. Pour la plupart d’entre vous, familiers ou non de la géographie, il n’est pas besoin de mettre une légende sous l’image suivante.

Notre cerveau retient les formes, mais également les tailles. Comme le jeu nous le montre, ce n’est qu’à peu près le cas.

Le principe du jeu est simple. Il s’agit d’adapter, à l’aide de deux boutons, la taille des pays afin de correspondre à la réalité géographique. Pour ma part, bien que travaillant sur des mappemondes depuis des mois, je n’ai eu « que » 81 % de précision. L’exercice est difficile mais très intéressant. Il nous permet de bien étudier la perspective et le rapport de taille entre les pays, souvent déformés par la projection.

À vous d’essayer ici : http://www.maps.ugent.be/

 

 

Carte du monde des Aéroports

La prochaine carte réalisée par 21maps représente les principaux aéroports de part le monde.

La suggestion m’a été faite par une hôtesse de l’air suite à sa commande d’une carte personnalisée 21maps. Les échanges lors de la personnalisation ont tourné autour des villes (et aéroports) qu’elle fréquente dans le cadre de son travail.

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